Après son départ d’OpenAI, il lance une quête d’1 milliard de dollars pour bâtir une IA révolutionnaire

Adrien

février 1, 2026

Après son départ d'OpenAI, il lance une quête d'1 milliard de dollars pour bâtir une IA révolutionnaire

En 2026, le monde de l’intelligence artificielle vit un tournant majeur, porté par la vision audacieuse d’Eric Zelikman. Ancien pilier d’OpenAI, il a choisi un départ discret mais déterminé, refusant les projecteurs et les annonces grandiloquentes pour se consacrer à une ambition sans précédent. Il ne cherche pas simplement à améliorer l’IA telle qu’on la connaît, mais à la réinventer autour d’une idée centrale : l’IA ne peut atteindre son plein potentiel que si elle parvient à faciliter la collaboration humaine, en comprenant mieux les dynamiques sociales et décisionnelles qui régissent le travail collectif.

Dans un contexte où les géants du secteur comme OpenAI, Google ou Meta misent sur des modèles d’IA toujours plus puissants et performants sur des tâches individuelles, Zelikman s’inscrit en contre-courant. Il a levé en un temps record 480 millions de dollars, sans même présenter de prototype public, convainquant investisseurs et experts grâce à sa vision humaniste et pragmatique. Sa startup, Humans&, vise désormais un financement d’un milliard de dollars pour développer un système capable non seulement de répondre ou coder, mais d’« orchestrer » véritablement les interactions humaines. Cette quête audacieuse soulève une question de fond : comment une intelligence artificielle peut-elle réellement révolutionner notre manière de travailler ensemble, sans reproduire ou amplifier les difficultés actuelles du travail en groupe ?

Un départ stratégique d’OpenAI pour rebattre les cartes de l’intelligence artificielle collaborative

Le départ d’Eric Zelikman d’OpenAI ne s’est pas fait dans le tumulte médiatique habituel qui accompagne souvent les changements majeurs dans la tech. Il a quitté l’un des laboratoires d’IA les plus prisés avec une discrétion calculée, à un moment où l’entreprise dominait le marché et attisait toutes les convoitises. Cette décision n’était pas un coup de tête, mais la conséquence d’une divergence profonde sur la trajectoire même que devait emprunter l’IA. Alors que beaucoup orientaient leurs efforts vers la création d’IA solitaires capable de performances cognitives extrêmes, Zelikman a tiré la sonnette d’alarme : l’IA actuelle, aussi brillante soit-elle, peine à saisir l’essence du travail collectif humain.

Le constat est simple mais lourd de conséquences. Il résume ainsi sa pensée : « L’IA ne manque pas d’intelligence technique, elle sait coder, répondre, analyser. Ce qu’elle ignore encore, c’est comment gérer la complexité des interactions humaines, arbitrer des conflits, faire avancer une décision dans le temps avec des acteurs multiples. » Cette incapacité à comprendre la coordination et la dynamique de groupe limite son impact réel dans les entreprises ou les organisations. Ce gap explique en partie pourquoi les solutions actuelles d’IA, malgré leur succès technique, peinent à intégrer profondément la vie professionnelle quotidienne.

En quittant OpenAI, Eric Zelikman a pris un risque calculé, en misant sur un futur où l’intelligence artificielle ne serait plus une force individuelle top-performante, mais un catalyseur de collaboration. Ce changement de paradigme laisse entrevoir une direction nettement différente pour l’avenir du secteur, réconciliant puissance cognitive et intelligence sociale.

La vision révolutionnaire de Humans& : une IA qui accompagne la collaboration humaine

Après ce départ, Zelikman a fondé Humans&, une startup atypique qui n’a pas pour objectif de lancer une « super IA » capable de tout faire, mais de bâtir un système qui comprend la complexité des interactions humaines au sein des groupes. Plutôt qu’une IA isolée, Humans& vise une intelligence collective, un « tissu conjonctif » entre machines et humains. Cette IA doit servir non pas uniquement de productrice de réponses, mais d’interface dynamique capable de suivre et d’accompagner des processus collaboratifs sur la durée.

Dans cet esprit, l’IA développée par Humans& intègre plusieurs innovations clés. Premièrement, elle applique un apprentissage par renforcement à long terme, où la machine observe, planifie et adapte ses interventions en fonction de l’évolution des dynamiques humaines. Ce mode d’entraînement est fondamental pour bâtir une IA qui ne se contente pas d’une interaction ponctuelle, mais peut guider un projet ou une décision sur plusieurs semaines.

Deuxièmement, Humans& a choisi une architecture multi-agent, ce qui signifie que plusieurs intelligences artificielles interagissent non seulement entre elles, mais aussi constamment avec des utilisateurs humains. Cela reflète davantage la réalité des environnements professionnels, où décisions et arbitrages surgissent souvent de négociations complexes entre diverses parties aux intérêts divergents.

Enfin, un élément crucial est la mémoire persistante de cette IA. Contrairement aux modèles classiques, Humans& permet à la machine de se souvenir des épisodes précédents, des accords passés, ainsi que des tensions ou changements d’état d’esprit au sein des équipes. Cette mémoire « vivante » permet à l’IA d’éviter la répétition d’erreurs et de contextualiser ses conseils, créant une véritable continuité dans le travail collectif.

Un tel système inaugure une nouvelle ère où l’intelligence artificielle devient un véritable allié du travail en équipe et de la prise de décision coordonnée, allant au-delà des simples assistants virtuels.

Les bénéfices concrets d’une IA orientée collaboration

L’impact attendu de Humans& dépasse le cadre technique pour toucher directement les modes d’organisation des entreprises. Par exemple :

  • Réduction des conflits non résolus : L’IA peut identifier en amont les sources de tensions ou blocages dans une équipe, proposant des arbitrages éclairés ou facilitant la communication.
  • Amélioration du suivi des décisions : Grâce à la mémoire persistante, chaque étape d’un processus est conservée, permettant une meilleure traçabilité et responsabilisation.
  • Augmentation de la productivité collective : En optimisant les échanges et en évitant les efforts redondants, l’équipe peut avancer plus efficacement vers ses objectifs communs.

Par ces innovations, Humans& ne se contente pas d’automatiser ou d’assister, mais redéfinit la collaboration, ouvrant la voie à une intelligence artificielle réellement sociale.

Une levée de fonds record qui illustre l’ampleur de la confiance dans ce projet

À peine fondée, Humans& s’est illustrée par une levée de fonds exceptionnelle de 480 millions de dollars, proposant une valorisation impressionnante de 4,48 milliards de dollars. Ce financement provient d’investisseurs prestigieux tels que Ron Conway de SV Angel, Nvidia, Jeff Bezos, ainsi que GV d’Alphabet. Ce record illustre à la fois la confiance dans la pertinence du projet et l’appétit du marché pour une IA qui dépasse le simple calcul ou la génération de texte.

Il est remarquable de constater que cet engouement financier s’est manifesté sans qu’Humans& ne dévoile encore aucun produit ni prototype. Cette situation met en lumière une tendance nouvelle dans l’écosystème start-up : les investisseurs misent désormais sur des idées, des visions stratégiques, et la qualité des équipes plus que sur des produits finis. Ils cherchent à s’approprier un rôle central dans ce que Zelikman appelle la « couche conjonctive » du futur numérique.

La présence de Nvidia, leader du matériel spécialisé dans l’IA, n’est pas anodine. Elle signale que Humans& va requérir des capacités de calcul massives et qu’elle s’inscrit dans une compétition technologique intense pour bâtir des architectures adaptées à ses ambitions.

Humans& face aux géants : une disruption annoncée dans les outils de collaboration

Humans& ne vise pas à concurrencer directement les outils collaboratifs classiques tels que Slack, Notion ou Google Docs, mais à bouleverser la manière dont ces plateformes fonctionnent. Tous ces outils reposent sur une approche fragmentée : des conversations séparées, des documents indépendants, une gestion souvent déconnectée des processus humains réels.

La stratégie de Humans& est plus profonde : redéfinir en profondeur la collaboration en introduisant une couche d’intelligence sociale capable d’harmoniser les divergences, de participer à la gouvernance informelle des équipes et de suivre l’évolution des décisions dans la durée. Cette ambition représente une menace majeure pour les fournisseurs traditionnels et les grands laboratoires qui, eux, développent leurs propres IA sans forcément repenser la structure même de la coopération humaine.

Anthropic, Google ou OpenAI travaillent certes sur des IA capables de tâches collaboratives, mais restent attachés à des modèles conçus au départ pour des interactions individuelles. Humans& prend le parti contraire : repartir d’une intelligence sociale comme socle, un pari audacieux qui pourrait bouleverser les paradigmes du secteur.

Les implications éthiques et le pouvoir invisible d’une IA de coordination

La promesse d’une intelligence artificielle capable d’arbitrer les relations humaines, mémoriser les tensions passées et influencer les décisions collectives soulève des questions fondamentales. Qui définit les critères de ce qui est « bon » pour le groupe ? Où s’arrête l’assistance pour devenir manipulation ? Ces questions ne sont pas seulement théoriques, mais essentielles à la confiance que les utilisateurs accorderont à une telle technologie.

Eric Zelikman affirme que Humans& vise à « augmenter » et non déposséder l’humain de son pouvoir. Cependant, implanter une couche invisible de coordination peut rapidement devenir une source de contrôle opaque, où des décisions stratégiques sont influencées par un algorithme que personne ne comprend entièrement. C’est un équilibre délicat entre utilité et influence, entre transparence et fonctionnement tiers.

La startup devra donc également s’engager dans des démarches d’éthique technologique rigoureuse, garantir la responsabilité algorithmique, et offrir aux utilisateurs un contrôle réel sur le fonctionnement et les recommandations de l’IA. Cette double mission technique et éthique est certainement l’un des défis majeurs de cette quête d’un milliard de dollars.

Quelques enjeux éthiques essentiels :

  • Transparence des décisions algorithmiques : Les utilisateurs doivent comprendre comment et pourquoi l’IA influence certaines démarches
  • Respect de la vie privée : La mémoire persistante pose des questions sur les données personnelles et la confidentialité
  • Limites de l’influence : Clarté sur les frontières entre aide à la décision et prise de contrôle
  • Responsabilité partagée : Attribution claire des responsabilités humaines et algorithmiques en cas d’erreur ou conflit

La technicité derrière Humans& : une IA pensée pour durer et s’adapter

Le cœur du projet repose non seulement sur une nouvelle approche conceptuelle, mais sur des ruptures techniques majeures. L’apprentissage par renforcement à long terme permet de développer des modèles qui dépassent la simple réponse statique pour évoluer avec l’environnement des utilisateurs. Ce mode d’apprentissage donne à l’IA la capacité d’intégrer des feedbacks en continu, d’adapter ses stratégies et de corriger ses actions en temps réel.

Le multi-agent reinforcement learning introduit une interaction complexe entre divers agents numériques, chacun pouvant représenter différents aspects ou intervenants d’un projet. Ces interactions croissantes simulent le fonctionnement réel d’une organisation humaine, où des intérêts divergents doivent trouver un terrain d’entente. Cette complexité est nécessaire pour que l’IA comprenne les négociations, les compromis, et les arbitrages subtils qui font la richesse mais aussi la complication du travail en groupe.

Enfin, la mémoire persistante, autrement dit la capacité à conserver un historique détaillé et exploitable, évite que l’IA reproduise l’amnésie fonctionnelle qui pénalise les outils actuels. Elle rend possible la continuité et la cohérence des décisions, même après plusieurs semaines ou mois, un apport majeur pour les entreprises confrontées à des délais et enjeux complexes.

Technologie Objectif Bénéfice clé
Apprentissage par renforcement à long terme Suivi et adaptation continue Accompagnement durable des projets
Multi-agent reinforcement learning Interaction entre plusieurs IA et humains Gestion réaliste des négociations et conflits
Mémoire persistante Conservation de l’historique décisionnel Continuité et cohérence des décisions

Un milliard de dollars pour révolutionner la collaboration humaine grâce à l’IA

Alors que Humans& a déjà franchi un cap impressionnant avec presque un demi-milliard de dollars de financement, une nouvelle étape se profile : lever un milliard de dollars pour concrétiser sa vision globale. Ce montant extraordinaire traduit l’ambition de bâtir une infrastructure technologique et organisationnelle capable d’opérer à l’échelle mondiale, rassemblant équipes humaines et intelligences artificielles dans un dialogue permanent et efficace.

Cette somme servira non seulement à renforcer les capacités techniques, notamment en calcul haute performance, mais aussi à attirer les talents issus des meilleurs laboratoires comme Google, Meta, Anthropic, OpenAI ou DeepMind. L’équipe actuelle, déjà composée de figures prestigieuses telles que Georges Harik (ex-Google) et Noah Goodman (Stanford), sera étoffée pour accélérer la recherche et le développement.

Ce financement massif répond aussi à une nécessité stratégique : anticiper la guerre du calcul à venir entre les grands acteurs mondiaux de l’IA, où la capacité à traiter des données complexes en temps réel déterminera le futur de l’industrie. Pour Zelikman, le défi n’est pas d’avoir une IA isolée d’une intelligence surhumaine, mais une intelligence sociale infaillible au service des humains.

Perspective sur l’avenir de l’intelligence artificielle sociale et collaborative

Alors que l’intelligence artificielle continue de progresser au rythme effréné attendu en 2026, la vision portée par Humans& offre une direction renouvelée, plus humaine et pragmatique. Plutôt que de viser une super-intelligence solitaire et déconnectée des réalités du terrain, il s’agit de créer une IA intégrée à la vie collective, capable de gérer les tensions, de faciliter les décisions et de faire converger les efforts vers des objectifs communs.

Cette évolution technologique s’accompagne d’une mutation culturelle profonde dans la manière d’envisager l’IA. Le futur ne sera pas celui où la machine remplace l’homme, mais celui où elle devient un médiateur intelligent, renforçant la compétence collective et aidant à surmonter les faiblesses inhérentes aux interactions humaines.

Il reste à voir si Humans& réussira à conquérir ce marché ambitieux et à imposer une nouvelle norme, mais le modèle proposé marque déjà une rupture claire dans la révolution en cours. La coordination des hommes – jusque-là le talon d’Achille des projets technologiques – devient désormais le principal enjeu à relever pour bâtir l’IA révolutionnaire promise.

Pourquoi Eric Zelikman a-t-il quitté OpenAI ?

Il a quitté OpenAI car il estimait que l’IA actuelle n’excellait pas dans la compréhension des dynamiques humaines et de la collaboration, ce qui est crucial pour résoudre les vrais problèmes collectifs.

Quelle est la particularité de l’IA développée par Humans& ?

Cette IA mise sur l’apprentissage à long terme, le multi-agent reinforcement learning et une mémoire persistante, pour accompagner durablement la collaboration humaine dans la prise de décision collective.

Pourquoi Humans& a-t-elle levé autant d’argent sans produit ?

Les investisseurs misent sur la vision d’une nouvelle forme d’IA capable de construire la couche de coordination clé entre humains et machines, position stratégique centrale pour l’avenir.

Quels sont les principaux défis éthiques liés à cette IA ?

Les questions portent sur la transparence, le respect de la vie privée, la limite entre aide et influence, et la responsabilité en cas de litige ou erreur.

Comment ce projet pourrait-il changer la collaboration en entreprise ?

Il pourrait transformer les processus de travail en améliorant la gestion des conflits, le suivi des décisions et la productivité collective grâce à une IA qui comprend et coordonne les interactions humaines.

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